Angeluko Ikasleak               
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    Angeluko Ikasleak                                                                 Samedi 17 avril 2010

JAVIER

Saint François Xavier (en espagnol Francisco Javier, en basque Frantzisko Xabier), de son vrai nom Francisco de Jaso y Azpilicueta, né le 7 avril 1506 à Javier, près de Pampelune en Navarre et décédé le 3 décembre 1552 dans l' île de Sancian, au large de Canton, Chine, est un missionnaire jésuite navarrais Celui populairement appelé l'Apôtre des Indes a été reconnu comme saint par les catholiques et les anglicans. Il est fêté le 3 décembre.
Francisco de Jaso est né dans une famille noble de Navarre. Son père, Juan de Jaso, possédait le château de Xavier, il était originaire d'une vieille famille de Basse-Navarre (Jassu près de Saint-Jean-Pied-de-Port). Sa mère, María de Azpilicueta, était d'une vieille famille de la vallée du Baztan en Navarre.
Son père et ses frères ayant combattu contre les troupes castillanes lors de l'invasion du royaume de Navarre en 1512 par les troupes espagnoles, le jeune François choisit de faire ses études, non en Espagne, mais en France. Il poursuivit ses études de théologie à la Sorbonne, logeant au collège Sainte-Barbe où il rencontra Pierre Favre et Ignace de Loyola avec qui il participa à la fondation de la Compagnie de Jésus en 1534.
Il fut ordonné prêtre en 1537. En 1540 le roi Jean III de Portugal demanda au pape Paul III deux " prêtres réformés " pour évangéliser Goa et les Indes orientales. Celui qu'avait choisit Loyola, Nicolas Bobadilla, étant tombé malade, François Xavier le remplaça en dernière minute et quitta Rome pour Lisbonne.
Il prit le bateau en avril 1541 et débarqua à Goa, alors possession Portugaise, le 6 mai 1542. Il y fit, à Goa surtout, plusieurs conversions éclatantes. Il alla ainsi jusqu'à Taïwan.
La tradition (et la bulle de canonisation de 1623) veut qu'il porta ses efforts également aux Philippines, mais aucune trace de ce voyage n'a été retrouvée.
En 1545, il partit pour Malacca. De là, il se rendit aux Moluques, où il jeta les bases d'une mission à Ambon, Morotai et Ternate en 1546 et 1547.
A Malacca, François Xavier avait rencontré des Japonais, ce qui lui donna l'idée d'évangéliser également le Japon. Il débarqua en août 1549, à Kagoshima.
Il mourut en 1552 après être tombé malade pendant un voyage en bateau de Malacca jusqu'à l'île de Sancian. Son corps repose dans la basilique du Bon Jésus de Goa. Son secrétaire note qu'il prononça ses dernières paroles "en langue maternelle navarraise", c'est à dire en basque. Aussi sa fête, en décembre, est-elle aussi celle de l'euskara, la langue basque.
Depuis 1614, son bras droit se trouve dans un reliquaire dans l'église du Gesù, à Rome, église-mère de la Compagnie de Jésus.
François Xavier fut canonisé le 12 mars 1622, en même temps qu'Ignace de Loyola, par le pape Grégoire XV. Le décès de ce dernier empêcha la bulle d'être promulguée avant 1623.
François Xavier est le saint patron de la Mongolie, de toutes les missions catholiques (par décision de Pie XI en 1927) et celui du tourisme (depuis le 14 juin 1952).

LEYRE

Situé au pied de la sierra du même nom, à 50 km de Pamplona et à 16 km de Sangüesa, le monastère de Leyre abrite de magnifiques trésors comme une crypte du XIe s., une voûte gothique ou la " Porta Speciosa ", un porche parfait du XIIe s.
Son atmosphère de paix et de sérénité invite au repos de l'esprit, à la réflexion et à la paix intérieure ; l'architecture, dont les murs sont témoins d'un chapitre important de l'histoire, de la culture, de l'art et de la pensée, est austère, la surprenante nature propice à la promenade et à la méditation ; les impressionnants chants grégoriens, mais aussi la conversation des frères bénédictins, resteront dans la mémoire du visiteur du monastère de San Salvador de Leyre, l'un des monuments les plus significatifs et émouvants de Navarre, tombe de rois navarrais et théâtre, chaque été, de la remise du prix Príncipe de Viana par le prince Felipe de Borbon.
Le magnifique site où se niche le monastère permet de comprendre pourquoi Leyre, tout le long de son histoire, a constitué un refuge pour les rois et les évêques, une véritable icône pour la Navarre et le cadre de cérémonies officielles. Les moines recherchant la proximité de la montagne, le monastère fut construit sur les flancs de la sierra du même nom, dans un endroit écarté, mirador ouvert sur les monts proches et sur les massifs montagneux plus lointains, dans une nature rehaussée par les eaux vertes ou bleues du lac du barrage de Yesa tout proche.
Fondé au bas Moyen-âge, il fut incendié par les Musulmans au Xe siècle, avant d'être reconstruit sous les ordres du roi Sancho Garcia en 1020. Ses murs robustes sont les témoins de nombre d'histoires comme celle de ces deux sœurs chrétiennes qui périrent décapitées pour s'être refusées à embrasser la foi musulmane, et dont les restes sont conservés dans un coffre en ivoire exposé au Musée de Navarre. Ou encore, la légende de San Virila, l'abbé qui resta en extase 300 ans durant après avoir entendu le chant d'un oiseau près du monastère, à l'endroit où jaillit la source de San Virila.
Leyre n'échappa pas à la vente des biens religieux ordonnée par Mendizabal et resta inhabité entre 1836 et 1954, jusqu'à l'établissement des bénédictins de Santo Domingo de Silos, dont vous pourrez apprécier la conversation lors de votre visite au monastère.
La visite passe par une crypte remarquable du XIe siècle, la partie la plus ancienne de tout le monastère. La crypte étroite, où sont accumulées des tonnes de pierres, avec ses colonnes basses aux robustes chapiteaux, est bouleversante à force de sobriété, une qualité propre au style roman le plus archaïque.
Son austérité contraste avec la décoration des portails de l'église abbatiale, spécialement la Porta Speciosa, autre des grands trésors du monastère. Datant du XIIe siècle, elle présente des ornements propres au Chemin de Saint-Jacques. Qu'il s'agisse du démon attrapant une âme malchanceuse, ou de l'ange annonçant le jugement dernier, la porte constitue une véritable bible de pierre.
Citons également le portail sud du XIIe, la porte de l'église abbatiale du XIe, le passage souterrain de la crypte et la chapelle du Santisimo (1501-1536), qui conserve un retable et des statues signées Juan de Berroeta du XVIIe.
Dans l'église commencée en style roman, contemplez la grande nef centrale du XIe et levez les yeux pour découvrir la voûte gothique, une ogive qui compte parmi les plus belles de la région. Derrière une grille de style gothique, se trouve le panthéon des premiers Rois de Navarre, près duquel s'élève le monumental " Christ de Leyre " qui date du XVIe siècle.
À Leyre, les louanges et le dialogue avec Dieu s'expriment grâce au chant grégorien. Ne manquez pas l'occasion d'écouter les chants des moines à l'office de laudes, à 7h30 (dimanches et fêtes à 8h00), lors de la messe conventuelle à 9h00 (dimanches et fêtes à 12h00), aux vêpres à 19h00 et aux complies à 21h00.
Pour un séjour en toute quiétude, une hôtellerie de 33 chambres, installée dans un bâtiment annexe au couvent, accueille les hôtes. En outre, le monastère dispose de 10 chambres individuelles. Cet hébergement est réservé aux hommes et les repas sont pris au réfectoire, en compagnie des moines.
Peut-être avez-vous entendu parler de la liqueur de Leyre, un digestif doux confectionné avec 35 plantes récoltées par les moines aux alentours de l'abbaye. Constituant un souvenir original, la liqueur est en vente à la boutique du monastère, ainsi que les CD de chant grégorien, et autres pralines, truffes, fromage, pâté et miel.
En sortant du monastère, découvrez la nature environnante grâce aux deux itinéraires partant de l'abbaye. Le premier, long de 250 mètres, conduit à la Fontaine des Vierges, où a été aménagée une aire de pique-nique. Le second dure 30 minutes et conduit à la Fontaine de San Virila.
Les randonneurs peuvent monter au sommet du mont Escalar, à 1302 m d'altitude, d'où l'on jouit de belles vues panoramiques sur le barrage de Yesa et sur la chaîne des Pyrénées. Et pour les amateurs de parapente, la cime du mont Arangoiti constitue un point de départ idéal. Le château de Javier et la ville de Sangüesa constituent des visites intéressantes non loin de Leyre.

LIEDENA

A côté de Liedena se trouvent les ruines de la villa romaine découverte autour de 1920. On ne sait toujours pas s'il s'agissait de locaux relatifs à l'entretien de la chaussée ou s'il s'agissait d'une luxueuse villa propriété d'un riche romain. Quoiqu'il en soit, les fouilles archéologiques entreprises par le Gouvernement de Navarre au milieu du siècle dernier mirent à jour une cinquantaine de constructions (habitations, cours, entrepôts, installations thermales, pressoirs, etc…) dont les ruines datées des IIème et IVème siècles restent visibles entre la route et la "Foz" de Lumbier. (Foz = Hoz = gorges…).
Il est possible que la proximité de la splendide "foz" et l'étendue d'eau au voisinage du pont furent utilisées par les romains comme zone de bain et de détente. Néanmoins le pont du diable fut construit 12 siècles plus tard, probablement à cet endroit car le fleuve Iraty offre là une largeur minimale de 8 m. Beaucoup de contes populaires confirment l'importance de ce viaduc dont l'image figure sur l'écusson de Liedena.